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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 19:12

 

 

 

Les Editions du Loop Chat qui dort présentent :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V I C T O R Y

 

 

 

 

 

 

Un amour perdu à jamais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

victory-image-s.jpg 

 

 

                                                             Image choisie par Kelly Mac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amour m’a surprise à l’âge de seize, dix-sept ans.

 

Ça m’est tombé dessus sans que j’y sois préparée.

 

 

C’était un sentiment tout nouveau que je ne n’avais jamais

éprouvé, quelque chose de merveilleux qui me faisait ressentir très

fort les battements de mon cœur, qui me faisait aimer le fait d’être

femme, eh oui !

 

 

Grâce à cet amour, j’ai commencé à m’aimer davantage et, malgré

ma silhouette maigrichonne et mon allure de garçon manqué, j’ai

adoré tomber amoureuse pour la première fois !

 

 

Je l’avais baptisé « Victory » car il portait une veste sur laquelle

était inscrit ce mot-là !

 

 

Une veste où les deux couleurs, jaune et vert, se mélangeaient,

s’harmonisaient d’une manière assez jolie !

 

 

Elle était vieillie par le temps et jaunie par le soleil, mais moi, ça

ne me gênait pas du tout.

 

 

J’aimais ce garçon, mais je n’osais pas le regarder en face…

Pourtant, même en rassemblant tout mon courage, je ne

réussissais qu’à poser mes yeux sur sa veste.

 

 

Parfois, je regardais à la dérobée, aussi, sa paire de baskets

blanches, usée elle aussi par le temps et la précarité dans laquelle

il vivait …

 

 

Mon histoire d’amour platonique aura duré deux années, deux

merveilleuses années, car il était là, présent dans ma vie…

 

 

Une histoire d’amour peu banale, un amour qui se vivait à sens

unique, un amour impossible, presque irréel !

 

 

Mais tellement beau !

 

 

Un amour pour lequel j’aurais tout accepté !

 

 

Eh, oui ! C’était mon premier amour !

 

 

J’étais au lycée, j’empruntais toujours le même chemin, car il n’en

existait pas d’autres !

 

 

Je le croisais tous les jours : le matin, vers 7h30 lorsqu’il partait

 travailler, à midi, lorsqu’il rentrait déjeuner chez lui, vers 13h 30

lorsqu’il retournait à ses activités et enfin, à 17 h, lorsqu’il

finissait sa journée !

 

 

Je l’apercevais toujours la première !

 

 

De loin, même de très très loin !

 

 

Alors, mon cœur commençait à battre la chamade,

je tremblais de partout et l’idée de changer de trottoir me

traversait mêmel’esprit !

 

 

Toujours cette envie irrésistible d’être à côté de lui , de passer

juste devant lui, d’effleurer son épaule, ce qui m’est souvent

arrivé…

 

 

Maintenant, avec le recul, je crois qu’il faisait tout pour que cela se

produise… Lol ! , me faire respirer ce précieux courant d’air qu’il

me balançait en plein figure et qui me donnait cette joie de vivre et

le courage d’attendre le lendemain !


J’ai passé une année à souffrir en silence, je n’ai rien

espéré d’autre que de continuer à le regarder de loin.

 

 

C’était pour moi suffisant : l’aimer en silence, veiller sur lui et

avoir de ses nouvelles, car le fait de le voir tous les jours, marcher

dans cette rue que j’aimais tant grâce à ses pas adorés, passer tout

près de moi, me cherchant du regard et aussi l’entendre rire

lorsqu’il était accompagné, me suffisait amplement…

 

La deuxième année, j’ai commencé peu à peu à avoir le courage de

le regarder en face.

J’ai enfin réussi à le faire un jour, mais pas tout de suite, bien

entendu !

 

Ce courage-là, j’ai pu le récolter avec le temps…

 

Surtout le temps que j’avais passé loin de lui …

 

Un courage arrosé par les larmes du désespoir et de l’amer goût de

l’éloignement !

 

La rentrée scolaire fut une bénédiction pour moi !

 

Je l’ai revu, il portait cette fois un tee shirt jaune !

 

Apparemment, il aimait beaucoup cette couleur qui lui allait à

merveille, car il était blond !

 

J’ai cherché son regard pendant toute une année et lui aussi, je crois, cherchait le mien !

 

Par jeu, j’ai même commencé à faire semblant de l’ignorer et lui faisait de même...

 

Mais, immanquablement, à un moment ou à un autre, on finissait

toujours par se caresser du regard !

 

Il portait toujours la même veste de couleur jaune et verte, le

même jean usé, la même paire de baskets !

 

Mais cela m’était égal !

 

Moi, je vivais à travers cet amour qui ne savait pas évoluer et qui

ne pouvait grandir, tellement j’avais eu une éducation stricte.

 

Je ressentais une terrible peur d’aller au-delà de ce regard vital et

destructeur à la fois.

 

Je ne sais comment j’ai su un jour où il travaillait.

 

J’ai pu enfin découvrir là où il allait, j’ai deviné pas à pas son

itinéraire, ses gestes journaliers, ses fréquentations…

 

En silence, j’ai enfin pu percer son secret !

 

En fait, il travaillait pour un vitrier du coin.

 

Il posait des vitres, des glaces et d’autres choses que je pouvais

imaginer.

 

Il aidait aussi à les transporter sans casse dans une petite

camionnette blanche que quelqu’un d’autre conduisait.

 

Je l’ai souvent aperçu, assis à l’arrière, s’amusant à tenir avec

précaution une vitre ou deux !

 

J’ai terminé mon année de la sorte.

 

Je n’ai fait que de me nourrir de son regard, c’est à peine si je lui

ai souri une ou deux fois.

 

Davantage par gêne que par audace !

 

Depuis, la vie nous a séparés et je ne l’ai plus revu pendant assez

longtemps !

 

 

Cinq ou six ans plus tard, par surprise, j’ai à nouveau croisé

Victory, mais ce n’était pas vraiment l’endroit idéal !

 

A cette époque, je travaillais dans un bureau et, un beau matin, il

était là !

 

Devant moi, au guichet !

 

Il se tenait debout, juste là !

 

Hélas, en face de moi, ce n’était plus vraiment le même jeune homme que j’avais longtemps aimé en secret !

 

Il avait un peu vieilli, mais c’était quand même lui.

 

A cet instant, je devais répondre à sa demande, car il n’y avait que

moi à ce foutu guichet !!!

 

Là, j’ai le cœur qui a failli flancher.

 

J’étais gênée, non pas parce que je l’aimais toujours, mais, parce

qu’il y avait quelque chose en moi qui venait de se réveiller, mais

je n’étais pas du tout préparée à revoir ce « double » ou bien ce

qu’on pourrait appeler cette « âme sœur » ….

 

J’ai également senti sa propre gêne.

 

Elle était presque palpable, puisqu’il a rougi en me reconnaissant !

 

J’avais là, sous mes yeux, sous ma main, un document où étaient

mentionnés son nom, son prénom, enfin tout son état civil…

 

J’ai compris que c’était lui, le modeste patron de cette fichue

vitrerie qui me faisait tant rêver dans le passé et dont j’avais

imaginé les moindres recoins, pendant tellement longtemps…

 

Voilà.

 

C’était vraiment la dernière fois que je l’ai rencontré.

 

Au bout d’un moment, il a rassemblé tous ses papiers.

 

Confus, il m’a remerciée et il est parti !

 

Aujourd’hui, la seule chose qui me reste de lui, c’est le souvenir de

sa voix…

 

Sa vraie voix à lui, qui, en fait, ne correspondait pas du tout à

celle, idéale, que j’avais imaginée.

 

Elle était si grave, si étrange, la voix de mon ancien amoureux…

 

 

 

 

 

                      Kelly Mac

 

 

 

 

 

 

                            

 

 

 

 

 

 

 

 

Kelly Mac est algérienne.

Sa langue maternelle est l'arabe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Pénélope Estrella-Paz... Oh ! My Loop ! - dans Ecrire !
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commentaires

covix 26/11/2013 14:55


Bonjour, 


Très beau partage. la découverte de l'amour reste à jamais ancré en nous.


Bonne journée


@mitié

Jonas D. 26/11/2013 09:26


Ah... La voix. Ne porte-t-elle pas le vent de notre âme profonde, n'est-elle pas la définition de ce que nous sommes ? Chère Lida Kamar, merci pour le voyage. Et merci à toi, My Loop' pour nous
avoir transportés.


Jonas

Frieda 28/10/2013 11:07


Bonjour Loop


Balbutiements et palpitations


Quand le coeur bat la chamade


Bisous et doux lundi


Frieda

Oh ! My Loop ! 07/11/2013 11:17



Oui...


Grand merci à Lida


pour ces douces confidences...


Loop 



Jonas D. 26/10/2013 07:47


Un récit d'une belle sincérité. "L'amour physique est sans issue" nous a rappelé le grand Serge. Alors oui pour le désir et la volupté de caresser l'idéal amoureux sans le toucher. Merci à Linda
Kamar d'avoir si justement posé la chose des premiers élans.


Jonas

Oh ! My Loop ! 07/11/2013 11:19



Souvenirs émus...


Le temps passe,


les émois restent...


Loop 



Pénélope Estrella-Paz



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   que tout était possible...

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