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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 00:00

 

 

   Mots des autres

 

Jouer avec les mots !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P O N C I F

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P O U R    L E S   C H A T S  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous allez me dire : c'est un poncif !

Mais je tiens à l'exprimer devant vous :


" Tous les chats grégaires sont gris ! "


Ce propos, quelque peu prosaïque, est la prémisse d'une histoire

latente qui sommeille en moi depuis longtemps...


La voici.

 

 

 


 

Par un atavisme que je tiens de mon grand-père, qui était d'une

éthique formidable, j'offre, chaque soir, à tous les chats gris de

mon quartier, un yaourt obsolète...


Dans ces moments-là, je me sens complètement en osmose avec

eux.


Mais, hélas, l'ubiquité de ma voisine redontante du 3ème, a fait

fuir, avec sa voiture hybride, tous les chats !

 

 

Cela a créé fatalement un schisme entre nous...

 


Et un jour, un dinosaure protéiforme, qui descendait notre escalier

de manière sporadique, s'est effacé avec évanescence

sur le trottoir !

 

 

Cet anachronisme vous surprendra peut-être... 

 

 

 

 

 

 

                                Ayaane de Barcelona

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La règle du jeu :

 

 

En fait,

Ayaane s'est amusée à inventer une histoire tout à fait improbable,

mais qui devait contenir obligatoirement ces mots :

 

 

 

anachronisme         hybride        sporadique        latente    

 

protéiforme         schisme         redondante        obsolète    

 

éthique         atavisme          évanescence       osmose   

 

prosaïque        poncif           prémisse           grégaire

 

ubiquité...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* * *

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 janvier 2012

 


 

Voyage en Limousin par Adamante !

 

 

 

Je venais d’hériter d’une vieille demeure hybride, hésitant entre

château du moyen âge et château de contes de fée, isolée au beau

milieu d’une forêt profonde, au fin fond du Limousin, c’est-à-dire

au milieu de nulle part.

 

 

J’étais en train de la visiter quand, comme Alice, après avoir

traversé le rideau protéiforme que j’avais découvert tout au fond

d’une pièce du donjon, je me retrouvais de l’autre côté, avec le

don d’ubiquité.

 

 

J’étais là et là-bas à la fois, vivant cet anachronisme singulier que procurent des mondes situés aux antipodes du temps.

 

 

Tout semblait identique, mais tout était différent.

 

Pardonnez-moi ce poncif : c’était magique !

 

 

Dans la pièce originale, meublée de façon obsolète, condamnée

depuis des décennies, une odeur latente de moisie flottait dans

l’air dans l’air et me rendait prosaïque.

 

 

Dans l’autre, l’évanescence sporadique de mon champ de vision me

plongeait dans une sorte de tourbillon qui me donnait le vertige,

frôlait l’infini.

 

Je vivais cette sorte de schisme que procurent les rêves qui

hésitent entre imaginaire et réalité redondante.

 

 

Étaient-ce les prémisses d’une métamorphose ?

Cette osmose avec ces univers si différents renforçait mon instinct

grégaire et réveillait mon atavisme familial.

 

 

Mon éthique m’interdisant de vous révéler des secrets, sans

m’attirer les foudres de ces ancêtres qui m’observent sans aménité,

de leurs cadres accrochés aux murs, des deux côtés de mon

histoire, vous comprendrez que je mette un point final à mon récit.

 

 

                 Adamante  


   


 Grand merci pour cet étonnant voyage !

 

      Ses images, ses poèmes et ses contes :      Zoom !

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 janvier 2013

 

 

 

 

Marc-Olivier s'est pris au jeu !!!

 

 

 

 

 

 

Les poncifs sur l’atavisme, sur la tendance à répéter les prémisses

énoncées par des grands-parents à la technologie depuis

longtemps obsolète – télégrammes, zeppelins, automobiles De

Dion Bouton, postes de TSF à galène, etc.,

autant d’outils et d’engins qui auraient l’air de très prosaïques

anachronismes si on les ressortait en 2013, en plein âge des autos

hybrides et d’Internet – Julien les avait tellement entendus qu’il

n’en tenait plus du tout compte.


Il trouvait décidément bien grégaires, tels des moutons serrés les

uns contre les autres, les amateurs d’idées toutes faites.

 

Il décida que ses vacances, imminentes, l’aideraient à oublier ces

discours aussi inutiles que redondants.

 

Redondante était en effet l’utilisation de pareils poncifs.


 

Julien partit donc en vacances.

 

Lorsqu’on examinait où il avait passé ses vacances au cours des

dix dernières années, on avait carrément l’impression que Julien

possédait un don d’ubiquité.

Montauban, Druskininkai, Tallinn, Helsinki, Klagenfurt, du nord au

Midi, ses destinations protéiformes donnaient l’impression que

Julien était en osmose avec les cartes de géographie.

 

Avait-il une tendance non plus latente, mais manifeste, à la

migration sporadique ?

C’était probable.

Il respectait une certaine éthique en évitant les pays où sévissaient

des guerres ou des insurrections armées locales.

Car certains voyageurs s’en fichaient éperdument.

 

Julien en vacances arriva à Brioude, en Auvergne.

L’évanescence du brouillard avait du bon, puisque cette purée de

pois se dissipait avant midi, la plupart du temps.

De sorte que le ciel était redevenu azur, bleu, pour le dire de façon

prosaïque mais plus grégaire, lorsqu’il entra dans la basilique

mineure qui portait le nom de… Saint-Julien.

 

Tiens, se dit-il, je porte le prénom de ce saint Julien-là.

 

Le sanctuaire, latin, s’ornait pourtant d’une icône représentant la

vie de ce saint Julien, et cette icône était l’œuvre de moniales

orthodoxes du département français du Cantal (ça ne s’invente

pas) en dépit du schisme de 1054...

 

 

 

 

 

Marc-Olivier Parlatano

est journaliste pour un grand quotidien suisse.

Il est également critique littéraire...


Et donc, joueur !

La preuve en est faite ici...


Bravo !


 

 

 

 

 

 

      Pénélope Estrella-Paz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      La proposition de jeu d'écriture

                d'Annick SB

                sur son blog :

 

                   Zip !

 

 

 

 

 

 

 

 

                           .

 

 

 

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Published by Pénélope Estrella-Paz... Oh ! My Loop ! - dans Mots des autres
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commentaires

Erato :0059: 13/01/2013 18:45


Très intéressant ce jeu ...... le résultat est superbe, de très belles histoires différentes .C'est cela qui est plaisant.Bonne soirée Loop

FANNY 11/01/2013 13:52


@ Adamante


 


Chapeau bas :-O !!!!!!!!!!!!!!!!

adamante 10/01/2013 18:06


Je venais d’hériter d’une vieille demeure hybride, hésitant entre château du moyen âge et château de contes de fée, isolée au beau milieu d’une forêt profonde, au
fin fond du Limousin, c’est-à-dire au milieu de nulle part.


J’étais en train de la visiter quand, comme Alice, après avoir traversé le rideau protéiforme que j’avais découvert tout au fond d’une pièce du donjon, je me
retrouvais de l’autre côté, avec le don d’ubiquité.


J’étais là et là-bas à la fois, vivant cet anachronisme singulier que procurent des mondes situés aux antipodes du temps.


Tout semblait identique, mais tout était différent. Pardonnez-moi ce poncif : c’était magique !


Dans la pièce originale, meublée de façon obsolète, condamnée depuis des décennies, une odeur latente de moisie flottait dans l’air dans l’air et me rendait
prosaïque.  


Dans l’autre, l’évanescence sporadique de mon champ de vision me plongeait dans une sorte de tourbillon qui me donnait le vertige, frôlait l’infini. Je vivais cette
sorte de schisme que procurent les rêves qui hésitent entre imaginaire et réalité redondante.


Étaient-ce les prémisses d’une métamorphose ? cette  osmose avec ces univers si différents  renforçait mon instinct
grégaire et réveillait mon atavisme familial.


Mon éthique m’interdisant de vous révéler des secrets, sans m’attirer les foudres de ces ancêtres qui m’observent sans aménité, de leurs cadres
accrochés aux murs, des deux côtés de mon histoire, vous comprendrez que je mette un point final à mon récit. Adamante



J'ai joué ! C'est dit ! Amitié Loop.

Ella Maillart 09/01/2013 23:36


Cher Marc-Olivier,

votre souvenir poétique de Brioude,


si joliment tourné


me rappelle mes vieilles notes de voyage,


pendant ma traversée du Caucase, en 1930.

( Parmi ma jeunesse russe ) 


Mais vous n'étiez pas né...

Oubliez tout.

Avec ma sincère admiration, cher compatriote...


Ella M. 

Oh ! My Loop ! 09/01/2013 23:38



Chère Ella,

Papa avait tous vos récits de voyages


sur sa table de chevet.

Je suis très touchée par votre visite.

Très honorée.

Pénélope 



Nicolas Bouvier 09/01/2013 22:08


Voilà un compatriote qui sait écrire !

Bravo, Marc-Olivier..

Nicolas B.


( l'Usage du monde )

Oh ! My Loop ! 09/01/2013 22:11



J'aime beaucoup aussi


ce que vous faites Nicolas.


J'ai adoré votre petite voiture de 1953.

Une Fiat ?

Et aussi vos photos


et aussi vos enregistrements sonores


des musiques de Bulgarie.

Respectueusement,

Pénélope Estrella-Paz 



Pénélope Estrella-Paz



A l'Orée
         des peut-être...



On m'a dit
   que tout était possible...

       Dois-je le croire ?

 


                    Loop
                  

 

L'aimé des dieux !

 

 

 

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Le livre préféré

de Boris Vian !

 

 


Magic potion !!!


   Maman
     ne veut pas
       que j'écoute
         ça...

 

 

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Life for rent

 

 

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